MR 73

Posté le 8 avril 2008 dans Policier | 1 commentaire »

Date de sortie : 12 Mars 2008
Réalisé par Olivier Marchal
Avec Daniel Auteuil, Olivia Bonamy, Gérald Laroche
Film français.
Genre : Policier
Durée : 2h 4min.
Année de production : 2007
Interdit aux moins de 12 ans
Distribué par Gaumont Distribution

Bande-annonce (VF)

Synopsis : Un tueur en série ensanglante Marseille. Louis Schneider, flic au SRPJ, mène l’enquête malgré l’alcool et les fantômes de son passé. Le passé resurgit aussi pour Justine. 25 ans plus tôt, ses parents ont été sauvagement assassinés par Charles Subra. Schneider l’avait alors arrêté. Mais aujourd’hui, par le jeu des remises de peine et pour bonne conduite, Subra sort de prison. Cette libération anticipée va alors réunir Schneider et Justine, deux êtres qui tentent de survivre au drame de leur vie.

Film très sombre, vous voilà déjà prévenus. Daniel Auteuil est l’acteur quasi parfait pour ce genre de rôle de flic imbibé d’alcool et de déprime suite à la mort de sa fille et à l’hospitalisation de sa femme, dans un état de légume. Troisième film d’Olivier Marchal, suite à Gangsters et 36 Quai des Orfèvres. Mr 73 est résolument plus personnel et profond, ça se sent, ça se ressent. Une photo très sombre mais aussi très contrastée : noire dans la pénombre et claire, voire cramée, dans la lumière. Le lieu, Marseille.
Olivia Bonamy, disons le franchement, est très bien. Belle performance d’actrice, dans la lignée d’un de ses précédents films, Ils. Gérald Laroche, quant à lui, a l’habitude de jouer le bad boy, mais il est ici tout autre, un précieux allié de Schneider, joué par Auteuil.
Marchal est issu de la “maison”, d’où le côté très réaliste (d’ailleurs le film est tiré de faits réels) et moins théâtrale de ce que certains autres films pourraient offrir et donner. Le flic peut faire des gaffes, des bavures, le flic peut faire mal, tuer. Le flic est humain avant tout et ça il le sait très bien.
Olivier Marchal avait également proposé le rôle de Louis Schneider à Gérard Depardieu, mais c’est Daniel Auteuil qui s’est porté volontaire en premier.
On a pu assez rarement apprécié un bon policier français, en voici un qui réconciliera tout le monde.

Yannick


* * * *   3 votes

Date de sortie : 03 Décembre 1997
Réalisé par Gary Fleder
Avec Morgan Freeman, Ashley Judd, Cary Elwes
Film américain.
Genre : Thriller
Durée : 1h 56min.
Année de production : 1997
Interdit aux moins de 12 ans
Distribué par United International Pictures

Bande-annonce (VF)

Synopsis : Alex Cross, brillant inspecteur et psychologue de Washington, apprend la disparition de sa nièce en Caroline du Nord. Il décide donc de prendre l’affaire en main et découvre vite qu’il doit se débrouiller seul pour retrouver un collectionneur de jeunes femmes.

Pour une fois, sur TF1, il n’y avait pas les Experts hier soir. N’ayant que ça à faire, j’ai décidé de me plonger dans ce petit thriller qui a déjà une bonne dizaine d’années, mais qui heureusement n’a pas trop vieilli, si ce n’est qu’aujourd’hui il serait produit par Jerry Bruckeimer (encore lui)
Un bon petit film de fin de soirée en somme. Une réalisation efficace et un scénario assez intéressant, même si déjà vu : les enlèvements de jeunes femmes évoquent un “Silence des Agneaux”, et la présence à l’écran de Morgan Freeman en brave flic “Seven”. Même si bien évidemment, ce n’est pas le même niveau… Mais il y’a un petit quelque chose qui fait qu’on accroche et qu’on a envie de voir la fin (peut-être parce que je suis une fille, que je me sens vulnérable, ce genre de connerie…)
Le seul hic, c’est la VF. Je ne sais pas comment ça se passe en VO, mais grâce aux voix françaises, j’ai découvert l’identité “du méchant” dès le début, alors qu’il est masqué. Mais connaissant par cœur la voix de cet acteur, je dois avouer que ça gâche franchement le plaisir. Ce qui est d’autant plus dérangeant que je ne comprends pas comment la jeune femme échappée de son antre ne parvient pas à le reconnaitre, puisqu’une brillante médecin pourrait au moins reconnaître la voix de l’homme qui l’a kidnappée et gardée prisonnière.
Bon, après, l’intrigue devient un peu plus complexe en rajoutant un deuxième collectionneur à l’autre bout des Etats-Unis mais qui, en fait, ne sert pas à grand chose…
Pour ce qui est des acteurs, nous retrouvons le toujours juste Morgan Freeman, la jolie Ashley Judd (qui a des faux airs d’Angelina Jolie…), et l’éternel man in tights Cary Elwes.
Bref, un bon moment de suspense, idéal un dimanche soir.

Sarah


* * *     2 votes

Black Sheep

Posté le 28 mars 2008 dans Comédie, Horreur | Aucun commentaire »

Date de sortie : 19 Mars 2008
Réalisé par Jonathan King
Avec Nathan Meister, Peter Feeney, Tammy Davis
Film néo-zélandais.
Genre : Epouvante-horreur, Comédie
Durée : 1h 27min.
Année de production : 2006
Interdit aux moins de 12 ans
Distribué par Colifilms Diffusion

Bande-annonce (VOST)

Synopsis : Henry, citadin phobique des moutons, décide de suivre les conseils de sa thérapeute en retournant à la ferme familiale pour vendre ses parts à son frère aîné, sans se douter des expériences génétiques qui y sont menées sur les moutons.
Au même moment, des activistes écologiques, au courant de ces pratiques, libèrent un agneau mutant du laboratoire secret. Le fléau va très vite se répandre et transformer tous les moutons en prédateurs très très méchants.

Oh, un film néo-zélandais ? Un film d’horreur ? Avec de la comédie ? Mais dites moi, ça ne puerait pas Jackson et son “Brain Dead” ? Non, allez, on oublie vite “Brain Dead”, “Black Sheep” n’est pas du tout de la même trempe que le chef d’oeuvre de la futur grande star Peter Jackson, qui n’en n’était pas encore une en ce temps.
On a à faire ici à un bon film, mêlant boyaux et rires dans la joie et la bonne humeur générale. Au delà de ça, rien de très concret. A la base, comme pas mal de films du genre, une mutation génétique. Mais là où ça devient rigolo, c’est que ce sont des moutons qui passent à la moulinette. Bon, c’est sûr, des vaches ou des grenouilles auraient été plus funs, quoique. De bonnes scènes sont ancrées à l’intérieur du film, d’autres raisonnablement plus passables. Mais on ne fait pas de films d’horreur avec de supers FX et un scénario à la Tarantino. Quoique. Les FX sont signés Weta Worshop (”Le Monde de Narnia 2″) et Richard Taylor, “le” monsieur FX attitré de Peter Jackson (”King Kong”, “Brain Dead”, “Créatures Célestes”, Fantômes contre Fantômes” et “les Feebles”). Respect. Sur fond écolo, le film nous apprend une chose : c’est pas bien, c’est vilain-pas-beau de toucher à la génétique et de vouloir muter des espèces entre eux.
Présenté en compétition officielle au Festival de Gérardmer 2008, Black Sheep a remporté le Prix du public et le Prix spécial du Jury. A noter que c’est le premier film de Jonathan King. On attend le second avec impatience…

Yannick


* * * *   1 votes

Date de sortie : 05 Mars 2008
Réalisé par Juan Antonio Bayona
Avec Belen Rueda, Fernando Cayo, Géraldine Chaplin
Film espagnol, mexicain.
Genre : Drame, Fantastique
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2007
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : El Orfanato
Distribué par Wild Bunch Distribution

Bande-annonce (VOST)

Synopsis : Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d’autres enfants qu’elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l’intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l’imagination de Simon, qui commence à se livrer à d’étranges jeux avec “ses amis”… Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l’univers de Simon, convaincue qu’un mystère longtemps refoulé est tapi dans l’orphelinat…

“Le plus grand succès espagnol de tous les temps”. Faut dire qu’ils y sont allés franco sur ce coup, mais qu’en y réfléchissant bien (pas trop d’ailleurs car celà parait presque évident) on se dit “ils ne se sont pas foutus de nous”. En d’autre terme, “l’Orphelinat” est “le” film espagnol de cette première moitié d’année à ne pas louper. Tout y est : réalisation impeccable, photo quasi parfaite, montage maitrisé, interprétation sans faille, scénario en béton armé, bref, vous l’aurez compris, pas la peine de faire un dessin explicatif.
Premier film pour Juan Antonio Bayona, et premier coup de maître donc. Epaulé par son ami Guillermo Del Toro (”Hellboy”, “le Labyrinthe de Pan”) à la production, le film ne pouvait que fonctionner. L’actrice Belen Rueda y est criante de vérité, on croirait réellement qu’elle a perdu son fils, que nous ne sommes pas dans un film et que nous vivons là, devant nos yeux, un drame. A noter l’apparition de Géraldine Chaplin en médium très convaincante.
2-3 belles frayeurs nous prennent au cœur durant le film, faisant de celui-ci est crochet par le fantastique / thriller. Loin d’être rangé dans la catégorie horreur, “l’Orphelinat” n’a d’ailleurs rien à y faire. Rien d’horrifique dans le film. Tout juste une allusion au film “Elephant Man” pour ce qui est de la maladie du petit bambin. On attend rapidement le second film de Bayona.
Après avoir remporté le Grand Prix et le Prix du Jury Sci-Fi au Festival de Gérardmer, “L’Orphelinat” a été distingué lors de la cérémonie de remise des Goyas (les Césars espagnols) : nommé 14 fois (un record !), le film de Juan Antonio Bayona est reparti avec 7 trophées, dont celui du Meilleur Scénario.

Yannick


* * * * ½ 2 votes

Taken

Posté le 11 mars 2008 dans Action | 3 commentaires »

Date de sortie : 27 Février 2008
Réalisé par Pierre Morel
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen
Film français.
Genre : Action
Durée : 1h 25min.
Année de production : 2007
Interdit aux moins de 12 ans
Distribué par EuropaCorp Distribution

Synopsis : Que peut-on imaginer de pire pour un père que d’assister impuissant à l’enlèvement de sa fille via un téléphone portable ? C’est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets américains, qui n’a que quelques heures pour arracher Kim des mains d’un redoutable gang spécialisé dans la traite des femmes. Premier problème à résoudre : il est à Los Angeles, elle vient de se faire enlever à Paris.

Bande-annonce (VOST)

A l’heure où on parle terrorisme dans nos journaux quotidiens, voici un film qui parle de la traite des femmes et même de leur vente. Film un poil controversé donc pour un Pierre Morel en forme. Après “Banlieue 13″, “Taken” est son second film. Un français aux commandes d’un casting américain : Liam Neeson, Maggie Grace et Famke Janssen. Une production et un scénario à la française également, puisque produit par EuropaCorp, la boîte de Luc Besson et scénarisé par lui-même. Liam Neeson y est tout simplement efficace et bon en père protecteur (voire trop). Bon, d’un côté, on ne l’est jamais assez quand il s’agit de ses enfants, il suffit de savoir doser au mieux.
Le film est court mais intense. Un peu de mal à débuter on passe une demie-heure à connaître un peu la famille, le divorce, le beau-père, etc. Jusqu’au moment fatidique où arriva ce qui devait arriver. Et là on ne lâche plus l’écran. De l’action, on en a, et si on en manque, on en a encore. On passe quasiment une heure à voir Liam Neeson courir, tirer, frapper, crier, s’énerver. On retire le sabre laser de “Star Wars” pour le remplacer par un bon vieux pistolet. J’admets que certaines scènes sont un peu tirées par les cheveux, faut dire que bon, un seul mec débarquant dans une ville étrangère à la recherche de sa fille, et devant passer par moultes mecs armés jusqu’au dent et arrivant jusqu’au big boss final, ça laisse un peu rêver. Mais c’est un film, et nous sommes au cinéma que diable, un peu de rêve !
Sauf qu’à présent, la France et Paris sont mal vus puisque apparemment on héberge des méchants albanais qui en veulent à des jolies jeunes filles. C’est malin.
Suivant la voie tracée par Michael Mann dans Collateral, Pierre Morel a choisi de filmer en numérique la plupart des scènes nocturnes. Seule la scène du chantier qui était éprouvante pour le matériel a été tournée en 35mm classique.
Un film à voir, assurément.

Yannick


* * ½     3 votes

Date de sortie : 24 Juin 1998
Réalisé par Stephen Sommers
Avec Treat Williams, Famke Janssen, Anthony Heald
Film américain.
Genre : Aventure, Thriller
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1997
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Deep Rising

Synopsis : Finnegan, aventurier et mercenaire au long cours, sillonne la mer de Chine aux commandes du “Saipan”, une vieille vedette qu’il loue frequemment a des contrebandiers et petits trafiquants sans trop s’interroger sur les intentions de ses clients. C’est ainsi qu’une nuit Finnegan, son second et le mécanicien tombent aux mains de leurs passagers métamorphosés en un commando armé jusqu’aux dents. Leur but: investir, dévaliser et torpiller l’”Argonautica”, un luxueux paquebot croisant dans les environs.

Mais que fabrique Famke Janssen dans cette bouse ? On la connaît pour avoir joué dans “X-Men” ou récemment “Taken” mais la voir dans ce genre de sous-film, ça fait peur. Bon, par contre, on a l’habitude de voir Treat Williams dans ce genre de film.
Vous l’avez compris, “Un cri dans l’océan” ne casse pas une patte à un canard. On se retrouve au milieu des mers avec des bébêtes du style poulpe, avec, comme dans beaucoup de films, le boss de fin de niveau, la maman poulpe à la fin du film. Et comme dans tout navet de ce genre *attention spoiler* tout finit bien dans le meilleur des mondes et Treat Williams se fait Famke Janssen. Bon, sans laisser des morts à gauche à droite mais voilà. La scène dans la flotte rappelle étrangement celle de Aliens. Bref, un film à regarder un samedi soir si il n’y a pas de match de foot ou la chance aux chansons.

Yannick


* *       3 votes

P2 (2eme sous-sol)

Posté le 7 mars 2008 dans Thriller | 2 commentaires »

Date de sortie 05 Mars 2008
Réalisé par Frank Khalfoun
Avec Rachel Nichols, Wes Bentley
Film américain.
Genre Suspense, thriller
Durée 1h35min.
Année de production 2007
Distribué par SND

Bande-annonce (VO)

Synopsis : Angela a travaillé bien tard la veille de Noël. Alors qu’elle quitte son bureau pour rejoindre toute sa famille qui l’attend, sa voiture ne démarre plus. Elle va alors demander de l’aide à Tom, le gardien du parking, qui semble bien sensible aux charmes de la jeune femme…

La question est : POURQUOI ?! Pourquoi à chaque fois qu’un film de ce genre sort, j’y vais, pensant naïvement qu’il sera mieux que le précédent ? Pourquoi est-ce que l’héroïne est, à coup sûr, une pauvre petite blonde apeurée par un gros vilain psychopathe ? Cette fois-ci, j’ai une réponse : Alexandre Aja sur l’affiche. Ayant beaucoup aimé ‘Haute Tension’ et ‘The hills have eyes’, j’ai surement pensé qu’il devait aussi produire de bons films. (Note pour plus tard : ne pas se fier aux producteurs…)
Donc… il est temps de le dire : ce film ne casse pas 3 pattes à un canard (expression on ne peut plus vintage, à l’image des premières secondes du film : le parking en question, noir et glauque, dans lequel résonne ‘Santa Baby’ chanté par Eartha Kitt) et ce pour le manque total d’originalité. C’est tellement plat et prévisible que ça en devient agaçant.
Et dans le rôle de la morue de service, nous avons donc la “jolie” (tant qu’elle n’est pas filmée en gros plan) Rachel Nichols, déjà vue dans Amityville ou encore Dumb & Dumberer (ça vous donne le niveau), qui incarne donc le stéréotype de la victime, incapable de voir plus loin que le bout de son mignon petit nez. Le personnage classique par excellence, bourré des tics propres à ce genre de navet : par exemple, au moment où elle a ENFIN réussi à sonner le méchant, pourquoi s’en va-t-elle en courant (alors qu’elle sait très bien qu’il va se relever) alors qu’elle pourrait très bien lui enfoncer un pied de biche dans le crâne ? (Au passage, grosse impression de déjà vu avec ‘Creep’…)
Bref, du coté sombre, voici le seul point positif du film : Wes Bentley, crédible dans son rôle (enfin, les psychopathes, ça le connait. Il joue Ricky, “le mec à la caméra”, dans American Beauty) et j’ai même envie de dire que la psychologie de son personnage est assez intéressante (même si les érotomanes sont bien connus, il n’y a pas beaucoup de films qui traitent de ce trouble)
Rien à dire sur le reste (photographie ou potentielles trouvailles techniques), le tout forme un ensemble classique au possible, et même pas vraiment divertissant. Reste à savoir si en ce moment, il ne vaut pas mieux voir ‘El orfanato’ (nous saurons ça un peu plus tard..)

Sarah


*         1 votes

Date de sortie : 01 Mars 2006
Réalisé par Rob Marshall
Avec Zhang Ziyi, Gong Li, Michelle Yeoh
Film américain.
Genre : Drame, Romance
Durée : 2h 20min.
Année de production : 2004
Titre original : Memoirs of a Geisha
Distribué par Mars Distribution

Bande-annonce (VOST)

Synopsis : Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri.
Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n’a plus le droit d’aimer reste hantée par l’amour qu’elle porte, en secret, au seul homme qu’elle ne peut atteindre…

Sorti en 2006, Mémoires d’une Geisha est réalisé par Rob Marshall, à qui l’on doit Chicago (avec Renée Zellweger, Catherine Zeta-Jones et Richard Gere). Il sortira prochainement Nine, avec l’oscarisé Javier Bardem.
2h20 au sein d’un Japon au temps de la Seconde Guerre Mondiale et de la génération Geisha, ces femmes extra maquillées et tenant compagnie aux plus riches gens. Très nombreuses aux 18ème et 19ème siècles, elles tendent à se décroître de plus en plus. A ne pas confondre cependant avec de simples prostituées.
Ceci étant dit, le film restitue bien l’univers de ces charmantes personnes, et la réalisation, bien qu’américaine, est filmée de manière “japonaise”, avec beaucoup moins de cut, des plans parfois longs et doux, une certaine manière de tourner qui ne m’est pas indifférent. Zhang Ziyi y est, comme d’habitude dans ses films (Tigre et Dragon, 2046), très bien. Gong Li, qu’on pouvait également voir dans 2046, campe une femme effarouchée, tenace et peste d’un certain côté. Car jalouse de la femme qui réside également sous son toit. Michelle Yeoh (Demain ne meurt jamais, Tigre et dragon, Babylon A.D.) joue ici l’enseignante de Zhang Ziyi, afin de lui apprendre toutes les ficelles pour devenir la meilleure geisha de la ville. L’interprétation en terme général est très bonne, très carrée, très propre. Une brochette d’actrices asiatiques qui excelle dans ce genre de films. On en oublie totalement - et on aurait raison - la partie “américaine” du film avec l’arrivée des soldats US dans la ville. Si ça n’avait été que moi, j’aurais certainement supprimé ces plans du montage final. Ils n’apportent trop rien à vrai dire à l’histoire. Par contre cela marque toujours la différence entre les caractères, douces et fragiles d’un côté, brutes et macho de l’autre. On n’en doutait pas. On passe donc un agréable moment en compagnie de ces dames de haut rang pour personnes aisées. La musique y est également très présente, John Williams oblige. Il a d’ailleurs refusé de poursuivre le quatrième épisode d’Harry Potter pour se consacrer à Mémoires d’une Geisha. Il en a était récompensé puisqu’il a obtenu un Golden Globe grâce au film.
A noter que c’est Steven Spielberg qui acquit en 1998 les droits du roman d’Arthur Golden pour le transposer à l’écran.

Yannick


* * *     3 votes

Ce film fait partie de la Saga Benjamin Gates
Date de sortie : 13 Février 2008
Réalisé par Jon Turteltaub
Avec Nicolas Cage, Diane Kruger, Jon Voight
Film américain.
Genre : Aventure, Action
Durée : 2h 8min.
Année de production : 2007
Titre original : National Treasure 2: the Book of Secrets
Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures France

Bande-annonce (VOST)

Synopsis : Lorsque réapparaît une page manquante du journal de John Wilkes Booth, l’assassin d’Abraham Lincoln, tout indique que l’arrière-arrière-grand-père de Ben a joué un rôle clé dans la conspiration qui a conduit au meurtre de l’ancien Président américain. Déterminé à prouver l’innocence de son ancêtre, Ben remonte la piste tracée par une série d’indices, qui va le mener à Paris et à Londres avant de le ramener aux Etats-Unis. Ce périple, marqué par de surprenantes révélations, le conduira vers les secrets les mieux gardés de notre monde…

Je pars avec une longueur de retard puisque je n’ai jamais vu le premier opus du célèbre chercheur de trésors. Donc je me suis installé tranquillement devant un film “neuf”, et on peut dire qu’apparemment il n’y a pas de réelle suite - du moins pas de suite directe - au premier épisode. En fait je me rends rapidement compte que Benjamin Gates est un sous-Indiana Jones. Un “sous” car notre bon vieux Indiana - je doute quand même que le quatrième soit du même acabit - est quand même sévèrement plus actif et “plus mieux” quoi. OK y’a de l’action, mais côté suspense faudra repasser. Vous me direz, Indiana, à la fin, il s’en sort toujours aussi. Mais y’a ce petit plus qui fait que Indiana, c’est Indiana, et toc. Je dirais également que Benjamin Gates est plus axé pour les enfants et jeunes ados, alors que Indiana est à la base un film pour une moyenne d’âge un poil plus élevé. J’en finirais là avec cette comparaison.
Le film en lui-même est prévisible comme un sou, on voyage mais on aimerait, on souhaiterait un peu plus d’anxiété, de peur, d’angoisse et de suspense encore une fois. Les enfants devant moi auront passé un bon moment, ça rigole un peu de temps à autre, mais cela s’arrête là. Côté scénario, faut avouer qu’ils ne se sont pas beaucoup foulés. Non mais sérieusement, peut-on, de nos jours, espérer kidnapper le Président des USA, ou rentrer dans la Maison Blanche ou le Palais de la Reine à Londres ? Donc, c’est un film d’aventures et il faut absolument s’en tenir là. Il faut se dire que l’ensemble des choses vues dans ce film est fictif, en somme, c’est du cinéma. Celles et ceux voulant passer un moment dans un autre monde peuvent regarder Benjamin Gates, les autres iront voir un bon film. Non, je suis rabat-joie là, désolé. En fait, ce que je veux expliquer je pense, est que l’on ne rêve pas assez, on ne s’échappe pas assez, comme on le faisait avec Indiana Jones par exemple. Il y a ce côté réel qui rebondit à chaque fois, mais le côté réel est totalement irréalisable dans la vraie vie. Alors soit on reste du côté réel et on s’emmerde un peu, soit on essaie de rêver un peu mais on est vite rattrapé par le FBI ou la Ferrari rouge. Dommage.
Niveau casting, c’est à nouveau Jon Turteltaub (”Rasta rockett”, “L’Amour à tout prix”) qui réalise ce second tome. Nicolas Cage semble un peu hors de son élément. Je revoyais pendant le film le Nicolas Cage de “Lord of War” mais.. c’est comme si j’avais mis des lunettes qui le rendait flou. Il joue, bien, mais c’est tout. A noter les bonnes interprétations de Jon Voight, Harvey Keitel et Helen Mirren (qui jouait justement la Reine d’Angleterre dans “The Queen”). Le reste est du domaine du banal malheureusement. A la production, notons Jerry Bruckheimer (”Pirates des Caraïbes”, “Bad Boys”, “60 secondes chrono”, “Le flic de Beverly Hills”, etc.) et la grosse machine Walt Disney. Oui oui, c’est une production Walt Disney, Benjamin Gates.
Côté anecdote, c’est la première fois que Nicolas Cage et Jon Voight acceptent de jouer dans la suite d’un film, quel qu’il soit.
En somme, allez le voir mais ne vous attendez pas à trop rêver !

Yannick


* ½       2 votes

Paris

Posté le 24 février 2008 dans Comédie Dramatique | 3 commentaires »

Date de sortie : 20 Février 2008
Réalisé par Cédric Klapisch
Avec Juliette Binoche, Romain Duris, Fabrice Luchini
Film français.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2008
Distribué par Mars Distribution

Bande-annonce (VF)

Synopsis : C’est l’histoire d’un Parisien qui est malade et qui se demande s’il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu’il croise. Le fait d’envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais… Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu’ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d’entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.

On va de suite mettre une chose au clair, “Paris” ne fait pas l’apologie de la ville. Il ne montre quasiment rien de sa géographie, de ses monuments ni de son architecture. Voilà, ça c’est pour celles et ceux qui pensaient l’inverse.
Passé la chose, le film est plutôt bien dans son ensemble. Une critique que je retrouvais assez fréquemment sur diverses plates-formes était le fait d’un mélange trop chargé de destins croisées. Je ne trouve pas personnellement. On se retrouve très bien dans les différentes histoires et il n’y en a pas tant que ça au final. Allez, à tout casser une petite dizaine. Mais quand on les suit au fur et à mesure du film, ça devient assez facile d’assembler les pièces du puzzle que forment “Paris”.
Côté casting, on est servi, Romain Duris en tête. On ne le voit pas très souvent mais c’est bel et bien lui l’acteur principal. On ne reviendra pas sur les prestations de Luchini, Binoche et Cluzet. Un bon point également pour Dupontel et Mélanie Laurent, cette dernière qu’on a pu voir dans “De Battre Mon Coeur s’est Arrêté” et le magnifique “Je Vais Bien Ne t’en Fais Pas”. Le film ne comporte pas réellement de seconds rôles puisque chaque actrice et acteur apportent une touche à l’édifice. La touche est plus ou moins longue mais il n’y a pas de grandes marges au niveau temps à l’écran.
Klapisch (”Le péril jeune”, “Un air de famille”, “L’auberge espagnole”, “Les poupées russes”) réalise là un bon film sans nul doute. Je ne sais pas si il aurait dû intituler celui-ci “Paris” mais il est bon. Personnellement je n’ai pas trop apprécié la transition musicale (et le vide sonore) entre 2 bandes sonores lorsque Romain Duris est dans le taxi, mais mis à part ce petit décrochage, le montage est assez bien fait. J’ai remarqué une petite chose : à moins que je dormais ou que j’ai tout simplement esquivé le moment, je n’ai pas vu la partie du plan où, quand Romain Duris est encore une fois dans le taxi, il dit “Je les envie d’être en vie”. Alors que dans la bande-annonce, on voit ce plan. Mystère et boule de chocolat sur ce coup là. Si quelqu’un a une info là-dessus, je suis preneur ! Une chose positive aussi, on rigole dans ce film et c’est bien. Le cinéma français a passé trop de temps à tergiverser, à se trouver, à combattre une inconnue qu’on ne voyait jamais. Beaucoup de réalisateurs ont peur d’oser et cela se ressent dans leurs films. Là, ça se regarde et on sourit dans pas mal de scènes. Avec en tant que premier larron, Luchini bien entendu. Le monsieur a le don, alors que lui-même ne sourit quasiment jamais dans ses frasques, de faire sourire et rire.
Un film que vous devez voir, car intense et frais, souriant et triste, émotif et vrai.

Yannick


* * * *   2 votes


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